Les nouvelles données d’Enterprise pour le deuxième trimestre de 2026 montrent une amélioration des délais à l’échelle canadienne, alors que la durée moyenne de location est passée de 15,4 à 14,9 jours.
Enterprise a publié son rapport sur la durée de location au Canada pour le deuxième trimestre de 2026. Dans l’ensemble, la moyenne nationale s’établit à 14,9 jours, comparativement à 15,4 jours au même trimestre de 2025, soit une diminution d’une demi-journée. Cette baisse est identique à celle observée au premier trimestre de 2026.
Le Québec demeure au-dessus de la moyenne canadienne
Les résultats varient toutefois considérablement d’une province à l’autre. Terre-Neuve-et-Labrador affiche la durée la plus élevée à 17,5 jours, suivie du Québec à 16,3 jours et de l’Ontario à 15,9 jours.
Le Québec enregistre ainsi une légère hausse de 0,3 jour par rapport aux 16 jours observés au deuxième trimestre de 2025. À l’inverse, l’Alberta connaît l’amélioration la plus importante, passant de 18,2 à 15,3 jours, une diminution de 2,9 jours.
Des résultats différents selon la gravité des dommages
Pour les véhicules accidentés pouvant être réparés, la durée moyenne de location au Canada atteint 12,1 jours, en baisse de 0,4 jour sur un an. Le Québec se démarque favorablement avec une moyenne de seulement 9,9 jours, soit l’une des plus faibles parmi les provinces analysées.
La situation change considérablement lorsqu’un véhicule accidenté n’est pas carrossable. La durée moyenne grimpe alors à 26,7 jours, même si elle recule de 1,2 jour comparativement à 2025. Le Québec présente ici encore la durée la plus courte, avec 23 jours.
Dans les dossiers de perte totale, la durée moyenne s’établit à 17,8 jours, en diminution marquée de 2,5 jours. Au Québec, elle atteint 17,2 jours.
Des coûts qui pourraient influencer les prochaines tendances
Le rapport met également en lumière certains facteurs économiques susceptibles d’avoir une incidence sur le secteur. Selon Ryan Mandell, vice-président de la stratégie et du renseignement sur le marché chez Mitchell International, la franchise moyenne de première partie est passée de 529 $ à 581 $ en un an. La hausse des primes pourrait éventuellement entraîner une diminution du nombre de réclamations, particulièrement pour les collisions moins importantes.
La proportion de pièces réparées demeure quant à elle relativement stable, passant de 16,7 % à 16,8 %. Les pièces représentent désormais 49,39 % du coût total des réparations, contre 50,12 % un an auparavant. Le rapport prévient toutefois que la hausse potentielle du prix des pièces pourrait commencer à se refléter dans les résultats canadiens au cours de la deuxième moitié de 2026 et en 2027.
Même si les délais de location s’améliorent globalement, Enterprise souligne que les conditions économiques, la disponibilité de la main-d’œuvre et d’autres facteurs de marché pourraient encore influencer les résultats au cours des prochains trimestres.
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Source : Rapport Durée de location au Canada – T2 2026, Enterprise.
Crédit texte et image : ENTERPRISE




