BYD, Jaecoo, XPeng et Leapmotor propulsent la part des constructeurs chinois à un niveau record en France, alors que le Canada demeure une cible stratégique pour leur expansion.
Entre janvier et juillet 2026, la part des marques automobiles chinoises sur le marché français est passée de 2,6 % à 7,9 %, selon le Journal de l’Auto. En juillet seulement, ces marques ont totalisé 10 076 immatriculations sur un marché de 126 808 véhicules — leur plus haute part de marché à ce jour. Cette progression fulgurante est portée par l’envolée de BYD, l’arrivée spectaculaire de Jaecoo, et la montée en puissance de XPeng et Leapmotor, MG conservant la première position au cumul.
Une percée européenne qui préfigure l’avenir nord-américain
Malgré les droits de douane antidumping imposés par l’Union européenne — allant jusqu’à 45,3 % sur les pneus chinois et des mesures similaires sur certains véhicules — les marques chinoises continuent de progresser en Europe grâce à des prix compétitifs, une montée en gamme rapide et une stratégie d’implantation locale. Ce que l’Europe vit aujourd’hui pourrait préfigurer ce qui attend le Canada dans les prochaines années, à mesure que ces constructeurs intensifient leurs efforts pour pénétrer le marché nord-américain.
Ce que cela signifie pour l’industrie canadienne de l’après-vente
Pour les ateliers de mécanique, de carrosserie et les distributeurs de pièces canadiens, l’arrivée progressive de véhicules chinois soulève des enjeux concrets : disponibilité des pièces, formation technique, accès aux données de réparation et certification. Les professionnels qui anticipent dès maintenant ces besoins — en établissant des relations avec des fournisseurs de pièces adaptées et en se formant aux nouvelles technologies embarquées — auront une longueur d’avance décisive sur un marché en pleine transformation.
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