Marc Lambert, directeur des opérations chez CCS, a développé un outil de gestion des performances qui révolutionne la communication avec les techniciens en carrosserie. Son innovation? Ce tableau de bord surnommé « Pulse » qui s’inspire directement des instruments d’un véhicule.
Une communication simplifiée
L’idée est née d’une frustration constatée chez Wawanesa, où Lambert gérait les fournisseurs pour le Québec. Les bulletins de performance traditionnels des assureurs étaient difficiles à comprendre pour les gestionnaires sans formation en analyse de données. Chaque assureur utilisait des formats différents, rendant la compréhension encore plus complexe.
La solution s’est cristallisée lors d’échanges avec Jean-Pierre Landry de Landry Carrosserie Certifiée Drummondville, qui cherchait une façon d’impliquer ses techniciens dans les performances quotidiennes de l’atelier. « Pour un technicien, lire des données brutes, c’était très abstrait », explique Lambert.
Un format familier et percutant
L’outil adopte le format d’un tableau de bord automobile – kilométrage, tachymètre, jauges – un langage visuel que tous les passionnés d’automobile comprennent instinctivement. « En claquant des doigts, les techniciens comprennent exactement ce qu’ils regardent », affirme Lambert.
La clé du succès? Sélectionner uniquement des indicateurs sur lesquels les techniciens ont un impact direct. Contrairement aux objectifs financiers où leur influence est partielle, ces données leur permettent de saisir concrètement leur contribution. « Si je ne rentre pas demain matin, on n’atteindra pas l’objectif », peut maintenant comprendre chaque technicien.
Développé pour les membres CCS
L’outil est offert gratuitement aux membres du réseau CCS, personnalisé selon les besoins spécifiques de chaque atelier. Deux ateliers le testent actuellement avec des visuels différents, mais une intention commune : transformer la communication des données en engagement réel.
Pour Lambert, la solution aux délais de livraison qui atteignent maintenant 13 jours réside dans cette « maturité organisationnelle » – une meilleure organisation du travail que même des taux horaires élevés ne peuvent compenser.


Crédit image : Marc Lambert



