Un texte de Chantal Nadeau-Cox
Emily Chung, première femme présidente et directrice générale de l’AIA Canada, a ouvert la conférence par un discours profondément personnel et tourné vers l’avenir. Ancrant son leadership dans son expérience vécue, Emily Chung a évoqué un voyage bénévole à Thunder Bay, où elle et ses fils ont établi des liens avec des communautés autochtones. Cette expérience a renforcé sa conviction que la réconciliation doit dépasser les mots pour se traduire par des actions concrètes — une approche qu’elle encourage désormais dans l’ensemble du secteur automobile.
Emily Chung a souligné une année charnière pour l’industrie de l’entretien automobile au Canada, marquée par des changements réglementaires, une incertitude économique et un plaidoyer croissant autour du « droit à la réparation ». Avec le soutien massif de l’industrie, elle a insisté sur la nécessité d’une législation nationale garantissant l’accessibilité, l’abordabilité et la concurrence pour les consommateurs.
Un thème central de sa vision est la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Elle a soutenu que les solutions doivent commencer plus tôt — en engageant les élèves dès le secondaire et en soutenant les enseignants pour qu’ils suivent le rythme des technologies automobiles en constante évolution. Elle a également souligné l’importance de la collaboration à l’échelle de l’industrie, positionnant l’AIA Canada comme un pont essentiel entre les entreprises, le gouvernement et le milieu éducatif.
Avec un appel fort à l’unité, Emily Chung a réaffirmé qu’aucun secteur ne peut faire progresser l’industrie seul. Par l’action collective et le plaidoyer soutenu, elle croit que le marché secondaire automobile canadien peut construire un avenir plus résilient et inclusif.
Crédit image : AIA Canada




