Par : Karim Mouldi
La course à la direction de la Coalition Avenir Québec (CAQ) s’accompagne d’une pression accrue de la part des intervenants économiques et institutionnels. Tous savent que le prochain chef deviendra premier ministre pour les derniers mois du mandat et exercera une influence directe sur des dossiers sensibles, notamment l’immigration économique.
Un rôle stratégique pour le futur chef
Dans ce contexte, le futur chef de la CAQ occupe une position stratégique. Même à court terme, ses orientations pourraient avoir des impacts concrets sur la capacité des entreprises à recruter et à retenir leur main-d’œuvre.
La réparation automobile face à la pénurie de main-d’œuvre
Le secteur de la réparation automobile est particulièrement touché. Déjà confrontés à une pénurie persistante de techniciens qualifiés, les ateliers dépendent fortement des travailleurs temporaires et du PEQ (Programme de l’expérience Québécoise) pour maintenir leurs opérations. On estime d’ailleurs qu’environ 30 % de la main-d’œuvre dans l’industrie de la réparation automobile est composée de travailleurs étrangers, ce qui illustre leur rôle essentiel dans la continuité des services.
Des enjeux financiers importants
La course à la direction représente donc un moment clé pour les propriétaires d’ateliers, fournisseurs et associations du milieu. À cela s’ajoute un autre enjeu majeur : le salaire de base exigé par le gouvernement pour les travailleurs étrangers est déjà très élevé et appelé à augmenter, ce qui accentue la pression financière sur les entreprises et augmente artificiellement le salaire moyen d’un technicien.
Une mobilisation concertée est essentielle afin de faire valoir l’importance de ces programmes, leur impact réel sur le terrain et la nécessité de maintenir un équilibre entre les objectifs gouvernementaux et la réalité économique du secteur.
Si vous appelez votre député provincial pour lui faire part de vos soucis, peut être que le prochain Premier Ministre sera à l’écoute.
Credit image : LinkedIn Karim Mouldi




