Par Karim Mouldi
Il y a quelques semaines, j’ai dû faire réparer mon véhicule. Rien de dramatique, juste une réparation mécanique courante. Le problème était que le premier rendez-vous disponible me reportait la réparation à trois semaines.
Ce n’est pas un problème d’horaire. C’est le symptôme d’un manque criant de main-d’œuvre qualifiée dans nos ateliers mécaniques et de carrosserie au Québec.
Le vrai coût d’un poste vacant
Quand on pense à une pénurie de personnel, on pense au client qui attend. Mais en tant que propriétaire d’atelier, il faut surtout penser au coût d’opportunité de chaque poste non comblé.
Prenons comme exemple un atelier de carrosserie. Un carrossier compétent génère environ 600 000 $ de facturation annuelle. Avec une marge nette de 3 % à 4 %, c’est entre 18 000 $ et 24 000 $ de profit net par année pour ce seul poste. Chaque mois où ce poste reste vacant, c’est entre 1 500 $ et 2 000 $ de profit qui s’envole, sans compter les rendez-vous refusés et la pression sur le reste de l’équipe.
Le recrutement n’est pas une dépense. C’est un investissement dont le rendement se calcule facilement.
Le bassin local ne suffit plus
Le bassin de techniciens et carrossiers qualifiés disponibles localement ne suffit plus à répondre à la demande. C’est pourquoi le recrutement d’un travailleur étranger qualifié n’est plus une solution de dernier recours réservée aux grandes entreprises, c’est devenu une stratégie normale de continuité d’affaires pour un nombre croissant d’ateliers.
Par où commencer
Si un poste clé reste vacant chez vous depuis des mois :
- Calculez le coût réel de ce poste vacant pour votre atelier.
- Publicisez le poste et tentez de trouver des employés locaux. Il y a des sites comme Canada Motor Job, Indeed ou même LinkedIn qui sont en mesure de vous aider
- Approchez les écoles de métiers et tentez de mettre la main sur des stagiaires.
- Amorcez tôt les démarches d’embauche d’un travailleur étranger, le processus (EIMT, permis de travail, CAQ) prend plusieurs mois.
- Entourez-vous d’un partenaire qui évalue les candidats avec rigueur, c’est ce qui fait la différence sur la rétention à long terme.
Le prochain client qui appelle votre atelier ne devrait pas attendre trois semaines. Il est temps d’être proactif.
Pour joindre Karim Mouldi : [email protected]
Crédit image : Générée par IA




