Les voitures électriques ne sont plus chose du futur, elles sont maintenant dans nos ateliers. Pour être en mesure d’effectuer l’entretien et la réparation de ces véhicules, il est impératif que les techniciens soient formés adéquatement. Au Québec, par exemple, il existe le programme Compétences VE. Il s’agit d’un investissement de 163 heures pour le technicien ainsi que pour l’atelier.
La formation : deux écoles de pensées
Envoyer un technicien suivre une formation représente une dépense pour l’entreprise, à la fois sous forme de salaire et de perte de productivité pouvant s’élever en moyenne à 28 000 $. En effet, pendant cette période, le technicien ne travaille pas, ce qui peut poser un dilemme pour le gestionnaire de l’atelier. Cependant, il existe des solutions permettant de concilier ces impératifs financiers avec le développement des compétences des employés.
Un contrat qui est signé entre l’employeur et l’employé.
Au Québec, il est possible pour un employeur de faire signer un contrat de rétention d’employé en lien avec une formation payée par l’entreprise, mais certaines conditions doivent être respectées pour que l’entente soit légale et applicable.
✅ Ce qui est permis :
- L’employeur peut demander à l’employé de rembourser les frais de formation si celui-ci quitte l’entreprise avant un certain délai.
- L’entente doit être claire et raisonnable, spécifiant les montants à rembourser et la période d’engagement.
- Les coûts doivent être réels et justifiables (ex. : frais de scolarité, matériel pédagogique, déplacement si applicable).
❌ Ce qui n’est pas permis :
- Une pénalité excessive ou abusive qui empêcherait un employé de quitter librement son emploi.
- Une clause jugée comme une contrainte excessive à la liberté du travail (ex. : durée trop longue, montant disproportionné).
- Si l’employeur impose la formation sans que l’employé ait eu le choix, il pourrait être difficile de lui imposer un remboursement.
Un tel contrat est possible et légal, mais il doit être raisonnable et équilibré. En cas de litige, un tribunal pourrait invalider une clause jugée abusive. Pour une meilleure protection, il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit du travail avant de signer ou d’imposer une telle entente.
La valeur ajoutée aux yeux du technicien
L’autre approche mise sur le paradigme suivant. Le technicien voit la valeur que lui apporte l’opportunité de suivre la formation. Il augmente son bagage de connaissances, peut travailler sécuritairement et augmente sa valeur personnelle dans le domaine de l’automobile. En contrepartie le gestionnaire comprend que le lien d’appartenance du technicien est renforci puisque celui-ci comprend la confiance et l’investissement que l’atelier a faits à son égard. L’atelier en ressort aussi gagnant puisqu’elle est en mesure d’augmenter le nombre de services qu’elle offre générant une rentabilité accrue.
On parlera ici d’engagement plutôt que de contrat.
En conclusion, l’atelier désirant une pérennité doit investir dans son équipe de techniciens. Opportunité ou contrainte? À vous de choisir.
Crédit image : PAB Mécanique inc.




