Une période d’instabilité
Le marché du travail québécois vit une période d’instabilité : pénurie de main-d’œuvre, roulement élevé, surcharge des équipes et détresse psychologique en hausse. Ces défis s’inscrivent dans un contexte mondial marqué par des crises économiques, des conflits, des bouleversements technologiques et l’arrivée de l’intelligence artificielle. Résultat : une pression croissante sur les travailleurs et une nécessité pour les employeurs de jouer un rôle plus actif dans le soutien de leurs équipes.
Le devoir de l’employeur
Les enjeux liés à l’alcoolisme, à la consommation de drogues et à la santé mentale sont de plus en plus présents dans les milieux de travail. Au Québec, les lois comme la Loi sur les normes du travail et la Charte des droits et libertés de la personne reconnaissent que ces conditions peuvent être considérées comme des handicaps. L’employeur a donc le devoir d’offrir des accommodements raisonnables, sauf en cas de contrainte excessive.
Exemple: Si un employé demande un congé pour suivre un traitement contre l’alcoolisme, l’employeur doit, si possible, accepter sans pénaliser l’employé. Refuser pourrait être considéré comme discriminatoire.
L’employeur peut aussi :
- Offrir un programme d’aide aux employés (PAE).
- Adapter les horaires ou tâches temporairement.
- Former les gestionnaires à détecter les signes de détresse.
Si, malgré les accommodements, la situation représente un danger ou nuit sérieusement au rendement, l’employeur peut envisager des mesures disciplinaires, de manière progressive et documentée.
L’employeur québécois a la responsabilité d’agir avec humanité, en respectant ses obligations légales et les droits fondamentaux de ses employés, tout en assurant la continuité de ses opérations.
Photo par Mailchimp




