Par Réjean Lortie
Sans une culture solide, vous recrutez pour les autres.
Recruter, c’est une chose. Garder les bons, c’en est une autre. Avec la relève, la carrosserie n’est pas « à part » : elle suit les mêmes attentes qu’ailleurs. La différence se joue dans votre culture, votre gestion et l’expérience que vous offrez à l’atelier, jour après jour.
On n’embauche plus seulement pour des compétences : plusieurs jeunes veulent du sens, de la reconnaissance et une vie qui tient la route. Ils ne veulent pas « vivre pour travailler » — ils veulent travailler pour mieux vivre.
La relève ne cherche pas une promesse parfaite : elle cherche un atelier cohérent. Si votre culture est claire et vécue au quotidien, vous n’attirerez pas seulement des candidatures — vous retiendrez des gens qui ont envie de bâtir avec vous.
Les choses ont changé
Les technologies de réparation se complexifient et vous obligent à revoir vos méthodes. La relève, elle aussi, a changé.
Médias sociaux, info en continu, pression économique : leurs priorités évoluent vite. Au moment de choisir un employeur, ils évaluent autant l’ambiance, l’encadrement et les possibilités d’apprentissage que le salaire.
De l’entrevue à l’échange
L’entrevue n’est plus un interrogatoire : c’est une discussion. Et dans cette discussion, vos valeurs et votre culture d’entreprise pèsent lourd. Lors de vos rencontres avec un employé potentiel, allez au-delà du CV qui reflète le savoir-faire : intéressez-vous aussi à l’attitude, au comportement, aux besoins et aux objectifs, bref, au savoir-être.
Pourquoi nous choisir ?
Choisir un atelier, aujourd’hui, c’est choisir une façon de travailler. Une promesse, oui — mais surtout des preuves, sur le plancher.
Au cœur de cette culture, il y a l’entrepreneur. Son leadership inspire : il établit des attentes nettes, cultive le respect, exprime sa reconnaissance, favorise une communication ouverte, encourage l’autonomie et offre de véritables possibilités d’épanouissement.
À faire dès maintenant (3 gestes)
- Rendre vos attentes visibles : horaires, standards de qualité, règles d’atelier et « ce qui compte vraiment ».
- Structurer l’intégration : un mentor, un plan sur 30 jours et de courts points de suivi chaque semaine.
- Reconnaître et faire grandir : rétroaction régulière, formations ciblées et parcours clair (apprenti → compagnon → leader).
Photo par Kelly Sikkema




