Ottawa poursuit ses discussions avec BYD, Chery et Geely en vue d’une production automobile au Canada

Le gouvernement fédéral explore toujours la possibilité de coentreprises d’assemblage afin d’attirer des investissements manufacturiers et de renforcer la filière automobile canadienne.

Le gouvernement fédéral poursuit ses démarches visant à attirer des constructeurs automobiles chinois au Canada. À la suite d’une mission officielle en Chine, la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, a confirmé que des discussions se poursuivent avec BYD, Chery et Geely afin d’évaluer la possibilité d’établir des activités d’assemblage de véhicules au pays dans le cadre de coentreprises.

L’objectif d’Ottawa est de stimuler les investissements manufacturiers tout en consolidant la place du Canada dans la transition vers l’électrification des transports. En contrepartie d’une présence industrielle sur le territoire canadien, le gouvernement serait prêt à envisager un meilleur accès au marché pour les constructeurs qui accepteraient de fabriquer localement.

Une stratégie industrielle en pleine évolution

Cette approche représente un changement de cap important dans la stratégie industrielle canadienne. Alors que plusieurs pays occidentaux ont choisi d’imposer des droits de douane élevés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, Ottawa cherche plutôt à favoriser la création d’emplois et le développement d’une capacité de production locale.

Les discussions demeurent toutefois exploratoires. Aucun projet d’usine ni aucun investissement n’ont été officiellement annoncés. Les constructeurs chinois auraient néanmoins manifesté leur ouverture à étudier différents modèles de partenariat, sous réserve de conditions favorables.

Selon plusieurs observateurs, Ottawa souhaite privilégier des coentreprises intégrées à la chaîne d’approvisionnement canadienne, avec une participation majoritaire canadienne et le respect des normes nationales en matière de travail, d’environnement et de cybersécurité.

Des retombées potentielles pour tout l’écosystème automobile

Si ces projets se concrétisent, les retombées pourraient être importantes pour l’ensemble de l’industrie automobile canadienne. Les fournisseurs de pièces, les équipementiers, les distributeurs, les centres de formation ainsi que les ateliers de mécanique et de carrosserie pourraient être appelés à travailler avec de nouvelles plateformes technologiques et à développer de nouvelles compétences, notamment en matière de véhicules électriques et de logiciels embarqués.

L’arrivée éventuelle de nouveaux constructeurs sur le territoire canadien pourrait également contribuer à diversifier l’offre de véhicules électriques et à accroître les investissements dans la recherche, la fabrication et les infrastructures de soutien.

Pour l’instant, aucune entente officielle n’a été conclue. Les prochains mois permettront de déterminer si ces discussions se traduiront par des investissements concrets et l’implantation de nouvelles capacités de production automobile au Canada.

Crédit image : ADOBE STOCK

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