Un texte de Karim Mouldi
Depuis la fermeture du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), de nombreux travailleurs étrangers expriment leur frustration. Ce programme, longtemps considéré comme un passage rapide vers la résidence permanente, n’est plus accessible, laissant plusieurs candidats qualifiés dans l’incertitude. Résultat : beaucoup hésitent désormais à venir s’installer au Québec, préférant d’autres provinces canadiennes où les opportunités d’immigration sont plus claires et accessibles.
Cette situation inquiète particulièrement dans un contexte où le français est au cœur du débat identitaire et culturel dans la province. Il est regrettable de voir partir de bons candidats francophones vers d’autres régions du Canada, alors que leur contribution pourrait renforcer le marché du travail et la vitalité de la langue française au Québec.
Le programme met désormais l’accent sur les professions comme les médecins, les infirmières et les informaticiens, laissant de côté des métiers essentiels tels que les carrossiers et les mécaniciens, très demandés dans l’industrie automobile. Les candidats des régions sont également priorisés, alors même que le besoin en main-d’œuvre se fait sentir partout au Québec. Résultat : de nombreux travailleurs qualifiés de l’automobile choisissent de s’installer dans d’autres provinces canadiennes, privant le Québec de talents précieux.
Le plus frustrant pour de nombreux candidats, c’est que malgré le lancement du nouveau programme, les orientations restent très ciblées et les opportunités limitées, ce qui peut décourager certains talents francophones de s’installer au Québec, alors même que leur expertise serait précieuse pour l’ensemble de la province.
Photo par Metin Ozer




