Un texte de Charles Aubry
Dans l’industrie de la carrosserie, la certification OEM n’est plus un avantage concurrentiel — c’est devenu un point de départ essentiel. Autrefois perçue comme une distinction réservée à une élite d’ateliers, elle représente aujourd’hui la base minimale pour assurer qualité, sécurité et confiance.
La confiance comme enjeu central
Le véritable enjeu est désormais celui de la confiance. Est-ce que tous les ateliers d’un même réseau possèdent le même niveau de qualification, d’équipement et de rigueur? Clairement pas. Si chaque atelier atteignait les standards requis pour obtenir la certification d’un manufacturier, le marché bénéficierait d’un minimum de cohérence et de transparence.
Un impact économique significatif
Une statistique frappante illustre l’impact économique : les assureurs estiment qu’ils pourraient économiser plus de 400 millions de dollars si tous les véhicules étaient réparés dans des ateliers certifiés plutôt que déclarés en perte totale. Les ateliers certifiés savent, peuvent et veulent réparer des véhicules complexes, même ceux touchés par des sinistres majeurs.
Les enjeux pour les fabricants
Mais au-delà des assureurs, c’est aussi le problème des fabricants. Le concessionnaire se réjouit de vendre un véhicule neuf, certes, mais le constructeur mise sur la deuxième et la troisième vie du véhicule. Le second propriétaire achète chez le concessionnaire; le troisième, souvent un bricoleur, achètera des pièces. En déclarant trop de pertes totales, on raccourcit artificiellement la vie utile des véhicules, nuisant à tout l’écosystème.
La certification OEM n’est donc pas une finalité — c’est la fondation du futur de notre industrie.



