Il faut faire de la place pour les VÉ 2026

Les concessionnaires automobiles du Québec vivent une période d’ajustement majeure alors que leurs cours débordent de véhicules électriques (VÉ) invendus. Après des années de croissance rapide, la demande marque le pas, freinée par la réduction des subventions provinciales et la disparition accélérée de l’aide fédérale. Résultat : les ventes de véhicules neufs, toutes motorisations confondues, ont reculé d’environ 5 % en août, selon la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec (CCAQ).

« Les objectifs pour les VÉ étaient ambitieux, mais les ventes n’ont pas suivi, » observe Ian P. Sam Yue Chi, PDG de la CCAQ. Les concessionnaires doivent maintenant écouler les modèles 2025 avant l’arrivée des 2026, une situation coûteuse puisque chaque véhicule immobilisé génère des frais d’intérêt.

Pour alléger la pression, les manufacturiers multiplient les promotions et baissent parfois les taux de financement. Jesse Caron, de CAA Québec, souligne que ces offres peuvent rendre certains modèles électriques presque aussi abordables que leurs équivalents à essence.

Le marché reste néanmoins fragile. Les constructeurs tentent d’équilibrer leurs stratégies commerciales afin de rendre les VÉ plus accessibles sans s’enliser dans des rabais coûteux. D’ici 2026, l’industrie cherche surtout à regagner l’intérêt des consommateurs.

Crédit texte : Guide De L’Auto

Crédit image : Adobe Stock

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