Entrevue avec Steeve de Marquis, représentant à la table de concertation TCEVRQ
Steeve de Marquis participe activement à la table de concertation TCEVRQ (Table de concertation des entreprises en vérification automobile du Québec), qui vient d’identifier le projet PIEVA 8+ comme l’un de ses deux dossiers prioritaires majeurs, aux côtés du programme Clé Verte.
Q : Steeve, ce projet d’inspection obligatoire des véhicules, ce n’est pas nouveau?
Steeve de Marquis : Non, effectivement. Moi j’étais à l’époque chez Sélec quand ça s’est déjà tenté. Je me souviens que des organismes de consommateurs avaient protesté en disant : « Vous voulez taxer les gens pauvres parce qu’ils ont des véhicules usagés et ça va leur coûter de l’argent pour faire la mise à niveau. » C’est ce qui avait fait échouer le projet pour des raisons politiques. Pierre Beaudoin et Pierre Comtois avaient pourtant préparé un dossier très élaboré sur le sujet.
Q : Pourquoi la TCEVRQ décide de relancer ce dossier maintenant?
Steeve de Marquis : Plusieurs membres de la Table croient plus que jamais à la nécessité d’un tel programme avec une flotte de véhicules de plus en plus vieillissante sur nos routes. Je pense que le mot-clé, c’est les valeurs du projet qu’il faut mettre de l’avant. Avec les élections provinciales qui s’en viennent, on juge que le moment est opportun de revenir à la charge.
Q : Qu’est-ce qui a changé dans le marché?
Steeve de Marquis : On a toute une nouvelle génération de propriétaires de véhicules. C’est vraiment une mentalité nouvelle des consommateurs. Une cliente âgée entre 26-27 ans. Elle a acheté un véhicule usagé et elle a fait vérifier le véhicule avant de l’acheter. Elle savait exactement qu’elle avait peut-être les freins à changer, puis elle est retournée tout de suite pour les faire changer. Ce que je vois dans le marché, c’est ce genre de jeunes là qui sont beaucoup plus attentifs aux véhicules qu’ils conduisent.
Crédit image : Steeve de Marquis



