L’industrie de la carrosserie automobile se mobilise pour des réparations écoresponsables

Le Groupement des assureurs automobiles (GAA) a réuni les principaux acteurs de la réparation de carrosserie au Québec dans le cadre d’une table de concertation visant à réfléchir à l’avenir de l’industrie. Cette initiative a été accueillie favorablement par les participants, qui ont manifesté un vif intérêt à contribuer à cette démarche collaborative.

Une concertation pour relever les défis de l’industrie

Deux rencontres se sont tenues dans les bureaux du GAA, les 21 avril et 10 septembre 2026. Elles ont permis de réunir autour d’une même table des représentants de divers secteurs afin d’échanger sur les enjeux qui touchent actuellement l’industrie de la réparation automobile, notamment la hausse du coût des pièces de remplacement et leur contribution sur l’augmentation du nombre de véhicules déclarés perte totale.

Privilégier la réparation plutôt que le remplacement

Parmi les pistes de solutions identifiées, on souligne l’importance d’accroître la réparation des pièces de carrosserie, plutôt que de privilégier systématiquement leur remplacement.

Cette orientation s’inscrit dans un contexte où le nombre moyen de pièces remplacées par dossier a augmenté au cours des dernières années. Inverser cette tendance contribuerait à la stabilité du coût moyen des sinistres et à réduire le nombre de véhicules déclarés perte totale.

Miser sur la formation et l’expertise des techniciens

Dans cette optique, le GAA s’est engagé à élaborer et à offrir, dans les prochaines années, des formations adaptées à cette nouvelle orientation. Celles-ci viseront notamment à sensibiliser les estimateurs aux enjeux et aux bénéfices associés à une plus grande valorisation de la réparation des pièces.

Cette approche pourrait également renforcer le rôle et l’expertise des techniciens débosseleurs en mettant davantage en valeur leurs compétences spécialisées.

Des bénéfices environnementaux concrets

Enfin, l’augmentation du taux de réparation des pièces présente également des avantages environnementaux. En réduisant le recours au remplacement, l’industrie pourrait diminuer le nombre de pièces produites, transportées et éliminées, réduisant ainsi la quantité de déchets destinés à l’enfouissement ou au recyclage.

Les travaux de concertation se poursuivront en 2027.

Crédit texte et images : Le Groupement des assureurs automobiles (GAA

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