Portrait : Valérie, ouvrir la voie aux femmes dans la mécanique des véhicules lourds

Dans un atelier majoritairement masculin, Valérie se démarque par sa détermination. Étudiante en mécanique de véhicules lourds à l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal, elle a choisi ce domaine pour sortir des sentiers battus. « Je voulais aller vers un domaine où l’on voit encore peu de femmes », explique-t-elle. Selon elle, plusieurs femmes pourraient aimer ce métier, mais n’osent simplement pas se lancer.

Son intérêt pour la mécanique est né il y a trois ans, quand elle a aperçu une Acura NSX 1995 dans un concessionnaire. Le coup de foudre l’a poussée à faire des recherches, et peu à peu, la curiosité est devenue une passion. L’envie de comprendre le fonctionnement des machines s’est alors imposée naturellement.

Sa famille a d’abord réagi avec prudence, surtout par crainte des difficultés qu’elle pourrait rencontrer dans un milieu encore très masculin. Aujourd’hui, sa mère la soutient pleinement, consciente des défis, mais convaincue que cette expérience en vaut la peine.

En classe, Valérie se sent bien intégrée. « Je n’ai jamais eu de problème ni avec les élèves, ni avec les profs. Ils sont tous ouverts. » Pour les tâches plus exigeantes physiquement, elle rappelle que les bons outils et les bonnes techniques font toute la différence.

Son message aux femmes qui hésitent est simple : « Essaie ! Si tu n’aimes pas ça, au moins tu auras essayé. » Son rêve est d’ouvrir un jour son propre atelier de mécanique de véhicules lourds, un endroit où les femmes se sentiraient à leur place et encouragées à suivre leur passion.

Dans un an, nous retournerons à la rencontre de Valérie pour découvrir où son parcours l’a menée.

Crédit image : Pierre Thériault

Partager cet article