30 000 postes vacants – où trouverons-nous notre main-d’œuvre? 

L’immigration aidera-t-elle à relever les défis de la main-d’œuvre? Cette année, la Conférence de l’industrie canadienne de l’entretien et de la réparation automobile a réuni un groupe d’experts pour discuter des efforts en cours visant à résoudre les problèmes du marché du travail à long terme et de la façon d’assurer la pérennité de la main-d’œuvre dans le secteur. 

La pénurie 

Même si la main-d’œuvre canadienne est en expansion, l’offre de travailleurs dans le secteur de l’entretien et de la réparation automobile demeure élusive. Lors d’une discussion entre experts qui a commencé par aborder l’immigration comme solution aux pénuries de main-d’œuvre actuelles et futures dans l’industrie automobile, Susan Mowbray, associée-conseil chez MNP, a fait remarquer que l’immigration constituait une solution. La démographie signifie qu’à l’heure actuelle, une génération prend sa retraite alors que le groupe d’âge des jeunes travailleurs ne la remplace pas adéquatement. 

Le panéliste Tony Kuczinski, président et chef de la direction de Mister Transmission, a déclaré sans ambages qu’« il n’y a pas de solution miracle ». Une partie de la solution commence par l’organisation du travail et de la main-d’œuvre afin d’améliorer la productivité, et une partie peut être résolue par l’immigration.   

L’Immigration 

Selon Karim Mouldi, président de Canari, une entreprise œuvrant dans le domaine du recrutement et de l’immigration et spécialisée dans la recherche et l’évaluation de travailleurs qualifiés du monde entier pour un emploi dans des entreprises canadiennes, la nomination de travailleurs étrangers s’accompagne de leurs propres considérations. D’une part, le processus de demande de permis est onéreux et, une fois approuvé, le candidat doit recevoir une surcharge sur le salaire moyen dans le secteur. D’autres facteurs à prendre en compte sont le bagage technologique dans les pays d’où viennent les candidats et l’aide à leur intégration au Canada. 

Paul Prochilo, PDG de Simplicity Car Care, souligne que pour les candidats nés à l’étranger et ceux nés au Canada, un leadership énergique est essentiel pour la motivation et la rétention. Kuzinski le dit simplement : « La gestion à l’ancienne ne fonctionne pas si vous n’avez pas de leadership dans l’organisation. L’important ce sont les gens, les gens, les gens. » 

De nombreuses approches 

L’immigration n’est qu’un outil parmi d’autres, a convenu le panel. Développer les personnes déjà au sein de l’organisation, travailler avec les écoles et les enseignants d’orientation pour susciter un intérêt accru pour le secteur et convertir ceux qui entrent initialement en employés à long terme sont des défis. Mouldi reconnaît que même si ces mesures sont impératives, aujourd’hui « nous n’avons pas le choix. Nous devons faire venir des travailleurs étrangers. » 

Légende de la photo : James Channer, PDG d’InMotion Brands (à gauche), a animé la discussion de l’important panel. 

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