Emily Chung s’impose aujourd’hui comme l’une des personnalités les plus respectées de l’après marché automobile canadien. Sa nomination comme présidente et directrice générale de AIA Canada, le 2 janvier dernier, marque un tournant pour une industrie en pleine mutation, tant par les défis technologiques que par l’urgence d’attirer une nouvelle génération de talents.
Un parcours forgé dans l’atelier
Forte de plus de 30 ans d’expérience comme propriétaire d’entreprise, technicienne Sceau Rouge, éducatrice et représentante de l’industrie, Emily présente un discours clair, accessible et profondément ancré dans la réalité des ateliers. Avant d’être dirigeante, elle a été technicienne, entrepreneure et pédagogue. Elle a fondé AutoNiche à Markham, en Ontario, un atelier indépendant qu’elle a dirigé plus de seize ans. Sous son impulsion, l’entreprise est devenue un modèle d’excellence technique et un espace où transparence, éducation du consommateur et inclusion sont des valeurs centrales.
Cette expérience de terrain, rare chez les dirigeants d’associations nationales, façonne sa vision : l’industrie ne peut prospérer sans investir dans la formation, la relève et la reconnaissance des techniciens. Son engagement lui a valu le Premier’s Award de l’Ontario pour les métiers spécialisés, une distinction soulignant son implication active.
Une communicatrice et une éducatrice engagée
Emily Chung s’impose également comme une figure médiatique et éducative. Elle contribue régulièrement à CARS Magazine et Auto Service World Conversations, où elle aborde autant les enjeux techniques que l’éducation en continu dans l’industrie. Elle enseigne également au Georgian College, à l’Automotive Business School of Canada, où elle participe à former les futurs professionnels du secteur.
À la tête de l’AIA Canada : une nouvelle ère
Sa nomination comme présidente-directrice générale de l’AIA Canada intervient à un moment charnière. L’industrie fait face à la montée des véhicules électriques, à la complexification des diagnostics, à la pénurie de main-d’œuvre et aux débats sur le Right to Repair. Emily Chung arrive avec une vision pragmatique : soutenir l’innovation, défendre les ateliers indépendants et renforcer l’attractivité des métiers techniques.
Son leadership incarne pour beaucoup le renouveau d’une industrie qui se modernise sans perdre son ancrage humain. Sa vision mise sur un plaidoyer fort, une mobilisation accrue et une représentation alignée pour faire progresser le secteur de l’entretien et de la réparation automobile au Canada.
Crédit image : AIA Canada



