Le vieillissement du parc, et non sa croissance en volume, est devenu le principal moteur des ventes de pièces — une tendance structurelle qui profitera aux ateliers et distributeurs canadiens pour des années.
Selon l’analyse de Lang Marketing, l’industrie de l’après-vente automobile a accompli un exploit remarquable entre 2020 et 2025 : elle a crû à un rythme annuel de 2,4 %, soit plus de trois fois le rythme d’expansion du parc de véhicules en circulation (VIO), qui n’a progressé que de 0,7 % par année sur la même période. Ce découplage historique entre la croissance du parc et celle des ventes de pièces marque une rupture fondamentale par rapport aux décennies précédentes.
Le vieillissement, nouveau moteur de l’après-vente
Avant la pandémie, entre 2015 et 2019, l’après-vente avait déjà dépassé la croissance du parc d’environ un tiers. Mais entre 2020 et 2025, c’est une véritable accélération qui s’est produite. La cause n’est pas la multiplication du nombre de véhicules — le parc a connu l’une de ses plus faibles progressions en cinq décennies — mais bien leur vieillissement. En six ans, la consommation moyenne de pièces par véhicule a bondi de plus de 15 %, et ce seul facteur a généré environ 90 % de la croissance totale de l’après-vente entre 2019 et 2025.
Des occasions durables pour l’industrie canadienne
Pour les ateliers de mécanique, les carrossiers et les distributeurs de pièces canadiens, cette dynamique constitue une excellente nouvelle. Le parc de véhicules de 15 ans et plus continue d’atteindre des sommets record, et chaque véhicule vieillissant consomme davantage de pièces par année. Lang Marketing prévoit que cette tendance se poursuivra, portant les ventes de l’après-vente bien au-delà de ce que la seule croissance du parc aurait permis d’anticiper.
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